Norvège II

J’ai dû ensuite repasser un contrôle des bagages, et quand je suis arrivé au guichet d’embarquement, il affichait fermé! Le monsieur au guichet a dit en me voyant: « Moha… euh… Mohammed? ». J’ai fait oui de toute ma tête, et on m’a envoyé à travers le tunnel vers l’avion. Les portes se sont fermées derrière moi, et 5 minutes après, on était dans l’air.

Une hotesse est passé à côté de moi en me demandant si je voulais quelque chose (après avoir tenté en vain de me poser la question en Norvégien). J’ai demandé un café, mais j’ai failli regretter mon choix quand le suivant a demandé un coca. Jusqu’à ce que l’hôtesse lui donnes le prix. Il a dû payer pour avoir sa bouteille. C’est vraiment radin!

Depuis les hublots, le paysage était beau, mais composé uniquement de neige et de sapins! A part un énorme étendu d’eau toute gelée tout près d’Oslo, on ne voyait que le fond blanc sur lequel se dessinaient de grandes forêts de sapin qui recouvraient les montagnes.

Arrivée à Trondheim

J’avais heureusement eu la très bonne idée de me renseigner sur les moyens de transports. L’aéroport est à 40km du centre-ville et des bus partent régulièrement de l’aéroport et desservent pas mal d’endroits dans la ville. Après avoir fait le plein d’argent liquide et de guides touristiques à l’aéroport, j’ai réussi tant bien que mal à trouver ma destination (singsaker) sur la carte et demander mon chemin au vendeur de billet. C’est en fait un type avec une jolie sacoche de monnaie et un appareil à imprimer des billets, et qui se tient juste à côté des bus. Il parlait Anglais avec un gros accent, mais il était compréhensible. Le billet coûte 80 couronnes (8-9€) et permet de faire un changement, très pratique puisque justement j’en avais un à faire.

Le problème, c’est que dans les bus les carte du trajet ne sont pas affiché, et d’ailleurs la liste des arrêts non plus. Il faut vraiment se fier à l’instinct pour savoir où descendre. Le chauffeur dit bien le nom des arrêts dans un microphone, mais je n’arrivais pas toujours à faire le rapport entre le mot prononcé et l’écriture. Pour le premier bus, c’était pas très gênant vu qu’il fallait que je descende à la « sentralstasjon », et que ce genre d’endroit est visible d’assez loin. Mais pour le deuxième, malgré tous mes efforts pour essayer de suivre le trajet du bus sur mon plan, j’ai dû abandonner et j’ai décidé de descendre un peu au pif, de peur de me retrouver trop loin.

Comme vous l’imaginez, c’était une mauvaise idée! Je me suis retrouvé dans un carrefour paumé, avec aucune rue trouvable sur le plan, et quasiment personne dans la rue. J’ai trouvé un vieux monsieur en train de faire son shopping et je lui ai demandé le chemin, mais manque de bol, j’ai dû tomber sur le seul Norvégien au monde qui ne sait pas parler Anglais!

Ce genre de situation est en fait assez drôle. Il a commencé à me dire où il fallait aller en Norvégien, espérant certainement que je comprendrais quelque chose. Moi j’ai juste compris qu’il fallait prendre la rue à gauche, et après tout ce que j’ai réussi à deviner c’était qu’il fallait aller assez loin.

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